Cours de perfectionnement
Au Québec, ce sont près de 4 000 à 5 000 travailleuses et travailleurs de la construction qui, chaque année, suivent des cours de perfectionnement dans le réseau des commissions scolaires, en vue dacquérir de nouvelles connaissances ou se mettre à jour dans le cadre des activités quils exercent.
Cest la Commission de la construction du Québec qui élabore et organise des cours de perfectionnement à lintention de ces personnes depuis 1988, année suivant la sanction de la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-doeuvre dans lindustrie de la construction qui confiait à lorganisme, la responsabilité dassurer une main-doeuvre compétente et en quantité suffisante à lindustrie de la construction.
Avec la sanction de cette loi au 1er janvier 1987, le Comité sur la formation professionnelle dans l’industrie de la construction voyait le jour avec le mandat de donner avis à la Commission sur toute question relative à la formation professionnelle de la main-d’oeuvre, sur tout ce qui touche le diagnostic des besoins de perfectionnement, la quantification des activités de formation, l’élaboration des plans d’action pour l’organisation des cours en région, etc.
Qui participe à ce processus d’estimation des besoins ?
Ce sont quelque 400 personnes, des travailleurs et des employeurs bénévoles et leurs représentants qui siègent à l’intérieur de sous-comités professionnels et régionaux, qui identifient les besoins qualitatifs (les programmes requis) dans le premier cas et les besoins quantitatifs (combien de personnes) dans le second.
L’exercice qu’ils entreprennent est le suivant : les sous-comités professionnels analysent la situation de leur métier ou de leur occupation en tenant compte des changements technologiques et des nouveaux produits. Les sous-comités régionaux, pour leur part, déterminent si les besoins identifiés par métier et occupation sont pertinents et s’appliquent à la clientèle régionale. Au terme de l’exercice, le Comité sur la formation professionnelle dans l’industrie de la construction adopte un plan annuel de formation pour l’ensemble de la main-d’oeuvre du Québec.
Des partenaires ?
Si les associations syndicales et patronales travaillent étroitement au processus d’estimation des besoins avec la Commission de la construction du Québec, que les écoles dispensent la formation à travers le Québec, c’est qu’Emploi-Québec et le fonds de formation de l’industrie de la construction financent les activités de perfectionnement.
Si le perfectionnement est une préoccupation que tous partagent au sein de l’industrie, c’est que tous les partenaires visent un même objectif qui ne se dément pas à travers les années : une amélioration accrue de la qualification des gens qui y travaillent pour qu’ils y restent et y évoluent!